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Passées

    " De la cité de la Tuilerie aux Jardins du Barri "

ou comment tourner , en quelques expositions, une page de l'histoire de l'urbanisme Labruguiérois

du 15 décembre 2016 au 28 janvier 2017

Vernissage le jeudi 15 décembre à 18h30 

 

Autrefois, en sortant de la ville fortifiée par la rue Jean Jaurès, la Porte du "Barri" que l'on devine encore aujourd'hui par les deux piliers restant en pierre de taille, s'ouvrait vers le faubourg de la route de Mazamet, où des jardins familiaux faisaient face au cimetière vieux. Dans les années 50, la ville se modernise et le quartier de la Tuilerie se construit en 1963, sur le site des jardins familiaux.

50 ans après, la rénovation urbaine du quartier, lancée par Tarn Habitat et la Ville de Labruguière, opère une nouvelle mutation sur le faubourg. Le conseil municipal, en accord avec l’histoire, a rebaptisé officiellement ce quartier « Les Jardins du barri ». En l’espace d’une dizaine de jours, le bâtiment principal de la cité de la Tuilerie, cette barre de 9 étages a disparu du paysage de Labruguière.

A l’heure où la mue de cette cité, tire à sa fin, l’Espace Photographique Arthur Batut s’associe à la MJC, Tarn habitat, la Commune de Labruguière et au collège de la Montagne Noire pour présenter des expositions tout au long d’un parcours allant de la cité et la MJC jusqu’au centre-ville en passant par le centre culturel Le Rond-Point.

Sur 6 lieux différents, avec 3 artistes professionnels et de nombreux photographes amateurs, l’univers de la culture porte autant de regards différents – documentaires, décalés, amusés, artistiques, provocants – sur cet évènement qui aura marqué l’année 2016 à Labruguière.

                                                                                                  (Barri : faubourg qui se développe aux pieds des remparts d’une cité.)

 

 -  A l’ Espace Photographique Arthur Batut
du 15 décembre au 25 février 2017

" Le meilleur moment c'est quand on monte l'escalier " 

 

Nicolas Daubanes

et Yohann Gozard 

se retrouvent pour une confrontation de leurs travaux faisant écho à la disparition de la cité. 

Des dessins et sculptures de Nicolas Daubanes côtoieront des paysages urbains de Yohann Gozard.

 

 

" […] Pour l’exposition « Le meilleur moment c’est quand on monte l’escalier », deux artistes ont été invités par l’Espace photographique Arthur Batut à proposer des projets qui réagissent à la rupture dans le paysage et dans l’histoire urbaine de Labruguière engendrée par la destruction du bâtiment de la Tuilerie.

Nicolas Daubanes montre une série photographique réalisée, dès 2011, au sein de l’immeuble aujourd’hui démoli. Décidé à trouver une forme pour en enregistrer la fin, il ferma symboliquement les volets de certains logements et, en quelque sorte, arrêta le temps. Se faisant, il créa les conditions de chambres noires  : par la magie de l’optique, le paysage environnant se déposa de façon renversée sur les murs. Il ne lui restait plus qu’à photographier le phénomène. Plus qu’un travail sur l’immeuble en tant que tel, le projet dévoile des horizons depuis le point de vue (qui était) le plus haut de la ville. Il fait œuvre de mémoire mais au regard des habitants. Chaque image comporte effectivement, peut-être, la présence fantomatique d’individus regardant le monde depuis leurs fenêtres.
                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                 Nicolas Daubanes 2011

 

Yohann Gozard, quant à lui, durant l’été 2016, a rouvert les volets de la cité quelques semaines avant sa démolition. Tout comme il a pour habitude d’arpenter le territoire pour ses prises de vue, il a « voyagé » dans la cité. Après le départ, depuis plusieurs années déjà, des familles, il a scruté ce qu’il restait de la présence des personnes, repéré ce qui pouvait individualiser les logements, recherché ce qui renvoyait à l’intime. De ce regard d’archiviste sensible, il résulte une série de photographie, systématique, faite de portraits plein-cadre de murs. Ces portraits sont au format paysage, au format vécu par les habitants qui au fil des années se sont appropriés les logements, préalablement uniformes, par des choix de tapisseries, d’affiches, etc. Ainsi, chaque image dévoile une « gravure » du temps, les fumées et poussières ayant façonné, années après années, des sortes de peintures murales abstraites. […]                                                                                                                                                  Yohann Gozard juin 2016  

Il n’est pas anodin que l’invitation faite à Yohann Gozard provienne de Nicolas Daubanes lui-même, car peu de commissaires se seraient aventurés à initier cette rencontre tant à priori leurs pratiques sont éloignées. Au final, Yohann Gozard, qui entretient un rapport privilégié à la question du paysage, se retrouve à travailler frontalement avec des murs. Nicolas Daubanes déroute lui-aussi de prime abord. Alors que sa recherche lui a permis par le passé de prendre l’empreinte de murs à l’aide de silicone ou de frottage sur papier, il va puiser une œuvre là où il n’est pas attendu, dans le paysage environnant l’immeuble, c’est à dire dans le hors-champ d’un cadre peut-être trop évident pour lui. Il est d’ailleurs notable que la sculpture d’immeuble, inspirée de la cité de la Tuilerie, présentée par ailleurs dans l’exposition, ne comporte pas de murs, seulement des plateaux et des poteaux. Elle est ouverture, le paysage la traversant en quelque sorte. […]

Certes, tout n’était pas « beau », tout n’était pas bon vivre, à la cité de la Tuilerie, mais des vies ont défilé et gravé leurs présences sur des matières aujourd’hui dissipées. Aidée d’artistes, peut-être que la mémoire collective fera que, dans le paysage, demeurera la présence du disparu, « au-dessus des rues vides » ". Paul De Sorbier, directeur de la Maison Salvan à Labège

Nicolas Daubanes

Une maquette constituée d’un mélange de béton et de sucre, s’inspirant de la structure du bâtiment démoli, occupe une place centrale dans la scénographie de l’exposition.  

Cet ajout de sucre au béton s’inspire d’un acte de sabotage que réalisaient certains résistants de la seconde guerre mondiale quand ils voulaient fragiliser les blockhaus du mur de l’Atlantique construit par les allemands. Selon l’artiste « le sucre agit dans le béton comme un virus dans un corps malade ». 

        Maquette en cours de construction - Nicolas Daubanes   

Nicolas Daubanes est né en 1983, il vit et travaille à Perpignan.
Invité en résidence à Labruguière en 2012 par le Centre d‘art Le LAIT où il présentait au même moment à Albi l’exposition  TEMPS MORT. Il a depuis exposé, entre autres,  à la Maison Salvan à Labège (Le jour après le lendemain, 2013), au Musée Régional d’Art Contemporain à Sérignan ([Fe], 2014), au LAC à Sigean (SABOTAGE, 2014), au Centre d’art et de design La Cuisine à Nègrepelisse (Cosa Mangiare, 2016) et à Angle art contemporain à Saint Paul Trois Châteaux (La vie de rêve, 2016).
Il a tout récemment été lauréat du Prix YIA (Young International Artists) pour l’art contemporain et a été sélectionné pour le premier Grand prix Occitanie d’art contemporain.
Pour plus d'informations :  http://www.nicolasdaubanes.com



Yohann Gozard

Son terrain de prédilection est surtout la périphérie des villes, qu’il arpente la nuit à la recherche de lieux dont l’apparente banalité est sublimée par le point de vue et le cadrage soigné, la pose longue qui lui permet d’enregistrer la moindre lumière artificielle ou naturelle, aussi ténue soit-elle et le travail de retouche a postériori sur l’ordinateur.

 

      Yohann Gozard - Juin 2016      

Yohann Gozard est né en 1977, il vit et travaille à Toulouse.
Il a récemment exposé à la Maison Salvan à Labège (Chronotope, 2014), au Château d’Eau à Toulouse (Le paradoxe de la nuit noire, 2015) et à la Galerie Vasistas à Montpellier (Have blue, 2016).  Plusieurs tirages photographiques de sa série « Wonderpools » ont été acquis en 2012 par le Fonds Régional d’Art Contemporain Midi-Pyrénées.
Pour plus d'informations :  http://www.yohanngozard.com

L'exposition "Le meilleur moment c'est quand on descend l'escalier" a été réalisée avec le soutien de la DRAC Occitanie

 

2  -    Avenue Victor Avérous  et  dans la ville
du 15 décembre au 28 janvier 2017

Les photographies de Yohann Gozard

   
Yohann Gozard, a réalisé des photographies dans les appartements quelques mois avant la destruction de l’immeuble, illustrant les traces de vies de ses habitants. Des stigmates d’émotion et de poésie, avant l’abandon puis la disparition de l’immeuble.

L’exposition est sur le mur de l’école, le long de l’Avenue Victor Avérous, face à la MJC
                                                            

                                              Yohann Gozard - Juin 2016                                

 

3   -   Dans l’atrium du Rond-Point
 du 15 décembre au 28 janvier 2017

Deux regards de photographes sur la destruction

Dominique Delpoux

A la demande de Tarn Habitat, Dominique Delpoux a suivi et documenté la destruction du bâtiment.De nombreuses prises de vue relatent la tour et sa destruction, ainsi que la modification du paysage Labruguiérois.

                                                                                                                                                                                         Dominique Delpoux

Dominique Delpoux, né en 1962 à Albi, est photographe depuis 1990. Représenté par l'agence Vu, il travaille pour la presse, l'édition et répond à des commandes publiques ou institutionnelles.
En 2016, il a exposé à l’Espace photographique Arthur Batut : « Alter Ego » une rétrospective.
En 1994, il est lauréat du prix Kodak de la critique photographie, il a exposé, entre autres, aux Rencontres d’Arles, au Mois de la Photo de Paris, à la Galerie du Château d’Eau de Toulouse… Ses œuvres figurent dans différentes collections : Fonds National d’Art Contemporain, Bibliothèque Nationale de France, Galerie du Château d’Eau, artothèques, musées, collections privées...Pour plus d'informations :   http://www.dominiquedelpoux.com
 

Serge Nègre

Serge Nègre s’est rendu tous les jours sur le chantier pour saisir de différents points de vue le grignotage du bâtiment.

                                                                                                                                                                                                   Serge Nègre        

Labruguiérois d'origine, Serge Nègre est le créateur de l'Espace Arthur Batut. Photographe et en humble disciple, ses missions archéologiques (Pompéi, Gaza...), polaires avec Jean-Louis Etienne ou encore d'aménagement du territoire (Tombouctou) l'ont conduit vers nombre de contrées avec ses cerfs-volants.
Avec son épouse Danielle il a aussi habité quelques années dans l'HLM et n'a pas manqué de photographier ses voisins et dernièrement la démolition de ce bâtiment avec une technique moderne, le drone, que n'aurait pas renié son mentor. 

 

4 - sur la petite barre des Jardins du Barri   /  5 - au 1 rue Jean Jaurès  /   6 - à la MJC
du 15 décembre au 28 janvier 2017

Des documents sur la mémoire du lieu 

La MJC de Labruguière, le collège La Montagne Noire et l’Espace Photographique Arthur Batut ont lancé, entre 2010 et 2012, une campagne de collecte de mémoire avec la complicité des habitants de la barre.

Les jeunes de la MJC et du collège ont photographiée la démolition avec beaucoup d’humour et de créativité. Ils apportent un autre regard et un vent de fraîcheur à l’ensemble des expositions.


     Construction 1963 - Antoine Gomez                                          Jeunes de la MJC            Elèves du Collège Montagne Noire

Documents à voir sur 3 lieux :
      -     sur  la petite barre des Jardins du Barri, 5 panneaux présentent l’histoire de la cité
      -     au 1 rue Jean Jaurès, vidéos, paroles de résidents et photos récentes des élèves du Collège La Montagne Noire
      -     à la MJC par des jeunes de la MJC 

 

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"Contemplations"

     Photographies de

André Dourel

     du 23 septembre au 3 décembre 2016

     Vernissage le vendredi 23 septembre à 18h30

 

André Dourel nous présente une série d'Autoportraits.

Marqué par l’enseignement des mathématiques, André Dourel n’a pas oublié l’art de la démonstration.

La lecture d’ouvrages littéraires ou scientifiques, le plonge dans un profond état contemplatif.

 

                                                                                                                                                                                                                                                                      Autoportrait © André Dourel

André Dourel réalise des autoportraits dans lesquels il joue le rôle du lecteur. Le titre des livres ou le graphisme de leur couverture, entre en résonnance avec le décor extérieur. Le titre oriente nécessairement la perception de la photographie, mais l’interprétation, loin d’être figée, devient multiple si elle est prise au second degré. Bien que l’image soit entièrement fabriquée et prévisible, avant même le déclenchement de l’obturateur, cela n’empêche pas le réel d’introduire des coïncidences inattendues.

 

Et quand j’arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.
Extrait de « Demain dès l’aube » poème de
Victor HUGO paru dans Les contemplations 

 

L’œuf de Christophe Colomb, ma bonne dame !
Il suffisait de frapper sur la pointe pour qu’il
tienne  debout. Seulement voilà, il fallait y penser.
Cette plaisanterie d’un goût douteux 
n’a pas fini d’étonner le monde.
Jean ANOUILH, Ornifle

 
                  Autoportrait © André Dourel                                                                                                              
Autoportrait © André Dourel

Le photographe en vient parfois à imaginer un titre, un nom d’auteur (anagramme de son propre nom), un nom d’éditeur, qui correspondent au plus près, à son idée de mise en scène. Il organise des situations absurdes provoquées par une légère distorsion du réel.

Par exemple on le voit s’adresser avec éloquence à un champ de tournesols, et le procédé sera repris pour évoquer un discours de Jean Jaurès. Il pointe son doigt au hasard, sur un globe terrestre dénudé, à la recherche d’un pays où il espère partir. C’est l’absence de tout repère qui crée le trouble.

Les nombres gouvernent-ils le monde ?

Certains autoportraits d’André Dourel pourraient le laisser croire.

Il rend hommage à Pythagore, à Fermat, à Möbius, à Nicolas Bourbaki, et même au jeu « le compte est bon ».

Sur les façades de bâtiments, il voit des signes qu’il assimile à des symboles mathématiques. Habillé, tel un maître d’école d’autrefois, il nous propose des démonstrations erronées ou fantaisistes.

                                                                        © André Dourel    

Plaque de bronze rendant hommage à Pierre de Fermat
 Place Jean Jaurès à Castres

Ainsi, interprétant une multitude de rôles, modifiant sans cesse son apparence, il est amené à se poser la question de sa véritable identité. Dans son ouvrage «  soi-même comme un autre » Paul Ricœur, écrit : « c’est à l’imagination qu’est attribuée la faculté de passer avec facilité d’une expérience à l’autre, si leur différence est faible et graduelle, et ainsi de transformer la diversité en identité ».

 

 

 

 

 



 

 

 

                                   Autoportrait © André Dourel
Non, non, celui qui a mis sa vie entière sur un coup
 de dé, ne doit pas si vite abandonner la chance.
 Alfred de MUSSET, La nuit vénitienne   

                                                                                                                                                            Diptyque Mikado © André Dourel

André Dourel

De 1982 à 1995 : différents stages sur l’autoportrait et le portrait.

De 1991 à 2013 : différentes expositions, notamment :

-     Participation à l’exposition « Autoportraits » de la Galerie du Château d’Eau à Toulouse en 1997
-     Exposition « Dans le champ », autoportraits et paysages, à l’Espace Arthur Batut à Labruguière en 1998
-     Exposition d’autoportraits à la Galerie Alizarine d’Albi à l’occasion du « Mois de l’image » dans le Tarn en 2002

En 1999, parution d’un article et d’autoportraits dans la revue Photo Plus : « un jeu subtil : fusion et  confusion ».
En 2000, 1er prix au concours  « autoportrait » organisé par la revue Réponses Photo.
En 2003, 1er prix de photographie pour le diptyque « Tu quitteras ton père et ta mère » aux semaines des Arts de Montauban.
De 2000 à 2008, intervenant en Photographie auprès des élèves de la section « Cinéma et audiovisuel » du Lycée de Lavaur.

ÉVÉNEMENT PROGRAMMÉ PENDANT L’EXPOSITION

Aparté sur le thème de l’Autoportrait,

Jeudi 17 novembre à 18h   en présence de l’artiste.

Les Apartés sont des rencontres pour échanger autour de la photographie. Amateurs, professionnels, artistes ou tout simplement intéressés par la photographie, rencontrons-nous… Entrée libre

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9ème FESTIVAL à CIEL OUVERT, des images dans la ville

 

" L'âme révélée "

Photographies de 

Sabine Weiss

Vernissage mardi 28 juin à 18h30
en présence de l’artiste

suivi d'une déambulation musicale avec l'accordéon de Dominique Guy
et d'un buffet

                                                                                                                                         La petite égyptienne - 1983  © Sabine Weiss

L'Espace Arthur Batut rend hommage à Sabine Weiss, grande dame de la photographie, 
à travers deux expositions

FESTIVAL À  CIEL OUVERT  "L'âme révélée"
du 24 juin au 16 octobre 2016 
Des photographies géantes sont exposées dans les rues de l'ancienne ville. Cet accrochage permet de faire connaître au public des images, hors des galeries classiques consacrées à la photographie, et de mettre en valeur la partie historique de la vieille ville,  

DANS LA GALERIE  "L'île de la Réunion"
du 24 juin au 16 septembre 2016
Photographies,  tirages argentiques

 

L'Espace Arthur Batut rend hommage à Sabine Weiss, grande dame de la photographie, à travers une exposition et le prochain Festival A Ciel Ouvert.

Nous avons eu le privilège d’accueillir Sabine et Hugh Weiss une première fois à Labruguière en 1992.  A cette occasion, des clichés inédits des habitants du village seront dévoilés !

 

            Madame Marty et son fils, Labruguière 1992 © Sabine Weiss   

 

Personnalité discrète, malicieuse et souriante elle saisit, « la lumière, le geste, le regard, le mouvement, le silence », la solitude, la joie qui lui font face pour révéler « un certain amour de la vie »

A travers ses photographies, Sabine, attire l'attention sur la condition des êtres humains, c'est du Human sans les grands moyens. Enfants, jeunes, vieux, elle pose son regard sur ces femmes et ces hommes dans leur misère et leur grandeur. Elle questionne, simplement, affectueusement et parfois avec un brin de malice. 

Après avoir photographié les grands, elle regarde les petits pour que nous ne passions pas à côté d'eux, sans les voir.  

Danielle Autha   

                                                                                                                                           Sabine Weiss, Cherbourg 1998  © Serge Nègre

Sabine Weiss pratique la photographie depuis l'enfance. Elle aime regarder et s'émerveille en permanence. Très tôt, elle acquiert la conviction que la photographie sera son moyen d'expression.

Après des années de formation à Genève, elle monte à Paris et collabore avec les plus grands magazines européens et américains, réalisant des reportages et des publicités, photographiant les artistes et les célébrités, travaillant pour la mode.

Dès son arrivée dans la capitale, elle immortalise le Paris des années 50, ce Paris populaire qui baigne dans l'ambiance particulière de l'après-guerre. C'était « une période magique où les chevaux des Gitans ruaient sur les terrains vagues de la Porte de Vanves », dit-elle. Comme ses amis Doisneau ou Ronis, Sabine Weiss a le cœur dans les yeux, et elle s’attache à rendre sensible ce merveilleux de la vie quotidienne.

Dévorée par la curiosité, elle sillonne le monde. Les Etats-Unis (elle épouse, en 1950, le peintre américain Hugh Weiss), l'Europe, l’Egypte, l’Inde, le Maroc, la Birmanie, s’attachant inlassablement aux individus, aux enfants, aux personnes seules, aux gens modestes, parfois en marge de la société. 

           Petite fille, petit arbre, Espagne 1981 © Sabine Weiss

Dans une démarche tendre et sensible, Sabine Weiss capte les rencontres, les petits gestes, les silences ; elle saisit la lumière subtile des bougies, des lampadaires, des phares de voiture.

Pour Sabine Weiss, la photographie est

« liée à l’instant, cet instant fugitif et merveilleux qu’il faut saisir tout en le composant, ces instants dans le temps et dans l’espace, où la plénitude et la simplicité forment un tout ».

                                                                                                                                                                                                                                Portes de Vanves, Paris 1951 © Sabine Weiss

" L’île de La Réunion "

Grâce à sa grande facilité de contact avec les gens, Sabine Weiss a su aller à la rencontre des Réunionnais qui, on le sait, ont eux-mêmes un grand sens de l’hospitalité. Ce regard de tendresse posé sur la population réunionnaise, composée de communautés diverses qui savent préserver leurs identités tout en se mêlant les unes aux autres, est un hommage au Métissage.

La poésie dégagée par les photographies en noir et blanc de cette île si colorée permet à Sabine Weiss de jouer sur ce paradoxe pour mieux souligner la profonde gravité des êtres et des lieux, peut-être due aux ombres du passé que portent en lui chaque réunionnais.

La Réunion, ce département français sous les tropiques, au milieu de l’Océan Indien, perdu entre l’Afrique et l’Inde, où l’hiver est en été, où les baignoires se vident à l’envers, où la lumière joue constamment avec la couleur de la mer et une végétation exceptionnelle, une île qui surveille d’un œil attentif son volcan et redoute l’approche menaçante des cyclones...Peut-être un jour, apprendra-t-on à lire aux jeunes enfants Réunionnais à partir de textes s’inspirant des photographies de Sabine Weiss, leur montrant la Réunion authentique, celle où je suis née, celle qu’il faut préserver le plus possible. Roselyne Von-Pine, La Réunion

Maximilien Bourgine, La Réunion 1992  © Sabine Weiss

Pour plus d'information :http://www.sabineweissphotographe.com

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" Mélodies en Sous-Sol "

photographies de

Frédéric Ripoll

 

du 4 mai au 18 juin 2016

vernissage le mercredi 4 mai à 18h30

 

 

                                                                                                                                                                                                                                                                 © Frédéric Ripoll

 

Frédéric Ripoll se propose de faire le portrait des populations de 40 villes européennes dans le métro.

C’est une sorte de « Family Of Man » revisité dont la première exposition a eu lieu en novembre 2014 à Kiev.

« Dans Mélodies en Sous-Sol, projet photographique sur le métro en Europe, j’essaie de capter toutes les dimensions poétiques (lyrique, tragique, fantastique ou burlesque) de cette situation particulière du voyageur sous terre. »  Frédéric Ripoll  

              © Frédéric Ripoll

 

Quand il monte dans une rame, la première préoccupation de l’habitué est d’insérer son corps dans un espace limité.

Il doit vite prendre possession de l’espace comme il peut et ensuite prendre la pose, comme chez le photographe.

Il se crée alors une chorégraphie des corps faite de rivalités, de luttes de pouvoir, de renoncements et d’abnégation, mais aussi de sensualité.

La deuxième préoccupation du voyageur est d’occuper son esprit. Même si un peu partout, le smartphone s’impose, les traditions culturelles varient du Nord au Sud de l’Europe.    

                                                                                                                                                                                  ©  Frédéric Ripoll

Depuis 1981, à Toulouse, Frédéric Ripoll a successivement :

-  créé et dirigé une entité culturelle pour la photographie constitué d’ateliers d’initiation et de création photographiques,
-  animé un atelier de réflexion « Comment le voyez-vous? », 
-  créé et dirigé une galerie de photographies ouverte aux jeunes créateurs, -  collaboré aux côtés de Jean Dieuzaide à la Galerie du Château d’Eau en tant que responsable des collections itinérantes et commissaire de plusieurs expositions,
-  puis, au sein du Muséum d’Histoire Naturelle de Toulouse en refondation, tout en créant sa photothèque moderne, il a découvert une œuvre photographique du XIXème siècle, prestigieuse : le fonds Eugène Trutat.

Il s’est depuis octobre 2013 investi dans un projet de création photographique : « Mélodies en Sous-Sol ».
             © Frédéric Ripoll   

Acteur culturel qui tout au long de sa carrière s’est posé des questions sur cette photographie d’auteur, pour laquelle il avait une responsabilité publique, Frédéric Ripoll propose une réflexion mûrie au plus près des œuvres et des auteurs qui ont fait et font encore l’histoire de la photographie et au cœur-même de l’acte photographique.

Pour plus d'information :http://www.frederic-ripoll.com

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Evénements programmés pendant l'exposition

Projection du film :   " Instants saisis "

Un film d'Emma Fariñas   /  Mira Productions

Projection  vendredi 13 mai à 18h30 
Salle de spectacles du Rond-Point (45mn - gratuit)

en présence de la réalisatrice et de Frédéric Ripoll

À travers l’exploration du fonds Trutat, ce documentaire interroge les prémisses de la photographie. Quelles sont les possibilités offertes par la fixation d’un instant sur une plaque de verre ? Eugène Trutat, photographe amateur, l’expérimente dans sa frénésie conservatrice… Premier directeur du muséum d’Histoire naturelle de Toulouse, il nous a minutieusement transmis près de 20 000 clichés. Ce film est un voyage immobile, une mélodie contemplative, qui nous projette dans un instant choisi.    

 

Nuit européenne des musées :  Que la couleur soit !

                                  Samedi 21 mai
L’Espace photographique Arthur Batut  propose à :
-  18h30 : « Qui êtes-vous M. Batut ? »
Visite contée du musée Arthur Batut pour petits et grands
-  20h30 : « Lectures à la bougie » proposées par la médiathèque en lien avec l’exposition   « Mélodies en Sous-Sol » de Frédéric Ripoll
-  21h30 à minuit : « Que la couleur soit ! » Projections monumentales
une déambulation ponctuée de projections d’œuvres de l'artiste Charlette Morel-Sauphar sur les murs des bâtiments historiques de la ville et d’interventions musicales du groupe Los d’Endacom.
-  toute la soirée : des projections de photographies du club photo de la MJC

 

Projection du film " Les habitants " 

film documentaire de Raymond Depardon
mercrdi 8 juin à 18h30 -  salle de spectacles du Rond-Point  (1h26 - entrée payante)                  

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" Alter Ego "

une Rétrospective de Dominique Delpoux

 

 

du 15 janvier au 29 avril 2016

Vernissage le vendredi 15 janvier à 18h30

 

Dominique Delpoux nous propose de découvrir 20 ans de son approche des corps et des visages , à travers des séries découlant les unes des autres, fouillant sans cesse le thème de l'identité personnelle et de la représentation sociale.

"J’utilise le portrait photographique pour traiter de questions sociales, combinant les apparences et les relations entre le modèle et son environnement. Je porte un regard des plus documentaires sur mes contemporains, produisant avec patience un catalogue naturellement humain de notre société." Dominique

                                                                                                                                              Série Les jumeaux  © Dominique Delpoux

Les séries présentées :  
         Les jumeaux 1995/1996                         Les hommes du chantier - 1997/1998                    Double Je - 1998/2002     
         Les maires - 2003                                   Les sportifs  - 2008/2009                                         Les adolescents - 2008/2009    
         Les ouvriers de la Cofra - 2010             L’abattoir de Vitré - 2012  

On associe traditionnellement le portrait à la représentation des traits du visage d’une personne dans sa singularité. Chez Dominique Delpoux, c’est autant le corps du sujet que son visage qui constitue le portrait. Ces cadrages assez larges qui donnent à voir presque tout le corps, traduisent une intention de focaliser l’attention du regardeur autant sur les détails vestimentaires et les postures que sur le visage.

 

Série Double Je  -1998/2002  - 
Le premier portrait est réalisé sur le lieu de travail, le second dans un lieu choisi par le modèle.   

 

 


 

          Marie-Lyne, ouvrière industrie textile  ©  Dominique Delpoux

Alors que de nombreux portraitistes placent l’appareil photographique très près du visage sur un fond neutre dans le but de saisir la profondeur psychologique de leur sujet, Dominique Delpoux se met à distance, laisse le soin à son sujet de choisir lui-même la posture, les habits et le lieu où il se fait photographier. Au travers de tous ces détails, nous en apprenons plus sur la place que la personne représentée tient dans la société ou, tout du moins, sur ce qu’elle souhaite nous donner à voir de ce positionnement.  

La dualité du sujet ou la multiplication de la photographie sont des éléments essentiels de l’approche photographique du portrait chez Dominique Delpoux.

 

Série Les jumeaux – 1995/1996  
Ici, chacun est photographié chez lui sur rendez-vous. Les fratries qui vivent ensemble sont réunies sur une même image, les autres présentées dans un diptyque.

 

 

 

          Série Les jumeaux  © Dominique Delpoux

Quand il photographie les couples de mineurs retraités ou les jumeaux, c’est pour nous inviter à comparer dans la même image deux personnes dont la proximité se traduit par des caractéristiques physiques, des postures corporelles et des habitudes vestimentaires très proches sans être complètement semblables.Dans les séries où une même personne est photographiée deux ou trois fois à des moments différents et/ou dans des contextes différents, la comparaison se fait d’une image à l’autre. Dominique Delpoux nous donne à voir les traces laissées sur un corps par un effort physique intense, ou nous montre le décalage entre les codes vestimentaires et corporels que déploie la même personne dans deux situations différentes. Dominique Blanc

 

 

Série Les ouvriers de la Cofra - 2010
Chaque volontaire est photographié devant l'usine en début et en fin de poste, puis dans les vestiaires à l'issue de la douche.

 

 

          Les ouvriers de la Cofra ©  Dominique Delpoux

Dominique Delpoux, né en 1962 à Albi, est photographe depuis 1990. Représenté par l'agence Vu, il travaille pour la presse, l'édition et répond à des commandes publiques ou institutionnelles.

En 1994, il est lauréat du prix Kodak de la critique photographie, il expose, entre autres, aux Rencontres d’Arles, au Mois de la Photo de Paris, à la Galerie du Château d’Eau de Toulouse… Ses œuvres figurent dans différentes collections : Fonds National d’Art Contemporain, Bibliothèque Nationale de France, Galerie du Château d’Eau, artothèques, musées, collections privées...

Pour plus d'informations: http://www.dominiquedelpoux.com

 

Les sportifs - 2008/2009 
Dans le respect de la thématique « Avant/Après », un portrait est pris avant la compétition et le second après. 

 

 

 

 

          Série Les sportifs  © Dominique Delpoux

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CONFERENCE
 

« Face à face : les enjeux du double
 

dans la photographie de Dominique Delpoux »

Jeudi 28 janvier à 18h30  par Jean Deilhes

Les portraits de Dominique Delpoux interrogent la question du double grâce à des protocoles qui relèvent du documentaire mais dont les séries s’inscrivent pleinement dans le champ de l’art contemporain. Or l’utilisation de procédures scientifiques à des fins esthétiques relève d’un paradoxe, et l’histoire de la photographie montre à quel point les deux dimensions « art » et « document » sont longtemps apparues comme irréconciliables.

En se limitant à la question du portrait, l’on se propose ici de faire l’histoire de la réconciliation entre « art » et « document » depuis les travaux d’Arthur Batut jusqu’à ceux de Dominique Delpoux, en passant par August Sander et Walker Evans.

Jean Deilhes, enseigne l’Images et les médias à l’ESPE de Toulouse et l’histoire de la photographie à l’Université Toulouse Jean Jaurès au sein des départements d’Histoire et d’Histoire de l’art. Dans le cadre de son doctorat d’Histoire de l’art,  sous la direction de Jean Nayrolles (Toulouse II) et de Michel Poivert (Paris I), il étudie la photographie française durant les années 1960. 

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" Frises urbaines et autres séquences, New-York "

Catherine Gfeller

Photographies et vidéos

du 9 octobre 2015 au 9 janvier 2016

Vernisage vendredi 9 octobre à 18h30

Oscillant entre images fixes et images en mouvement, les Frises Urbaines de Catherine Gfeller montrent une vision inédite de New York.


                                                                                                                                                   urban ritual  ©  Catherine Gfeller

Pendant ses années new-yorkaises (de 1995 à 1999) Catherine Gfeller s'intéresse au paysage urbain après avoir photographié des paysages de désert. Elle aborde New York comme un paysage. Les premières façades, silencieuses et colorées, faites d'enchevêtrements de matériaux et de rythmes deviennent de plus en plus intriquées. Peu à peu, le trafic, les passants, la foule viennent habiter l'espace et se superposent à l'architecture: les habits, les peaux, les chevelures, les visages nous transmettent les sensations de la ville dans un univers à la fois familier et éloigné de la réalité.

                                                                                                                                                      Tangerine  ©  Catherine Gfeller

Catherine Gfeller est née à Neuchâtel (Suisse) où elle obtient à l’Université un Master en Histoire de l’Art et en Littérature française et en 2003 un DEA en Esthétique et psychanalyse à l’Université de Montpellier III.

Elle commence son activité photographique en s’adonnant au paysage et voyage intensément pour trouver ses sujets. En 1995, elle obtient une bourse afin de poursuivre ses recherches à New York où elle réside jusqu’en 1999. Elle s’intéresse dès lors au paysage urbain. Elle crée de longues frises urbaines, compositions horizontales ou verticales, obtenues par montages, collages et superpositions d’images, donnant vie à un univers à la fois proche et éloigné de la réalité de la ville.

 

Depuis 1988, Catherine Gfeller a exposé ses travaux au Canada, aux États-Unis, en Israël, en Argentine, au Chili, en Afrique du Sud, en Angleterre, en Allemagne, en Belgique, en France, en Hollande, en Italie, en Slovénie et en Suisse, où ses œuvres se trouvent dans de nombreuses collections publiques ou privées.

Elle participe aux foires d’art contemporain comme Art Bassel, Art Unlimited, Kunst Zurich, Armory Show NY, la Fiac, la Biennale de Ljubjana et Art Bruxelles.

http://www.catherinegfeller.com

                                             Autoportrait  ©  Catherine Gfeller

 

" Paroles d'Artistes / Portraits d'Artistes "

Projection du film en présence de l'artiste et réalisatrice Catherine Gfeller

Vendredi 8 janvier à 18h30
Salle de spectacles du Rond-Point

 

Ce film est une rencontre fertile entre cinéma et arts plastiques.

La réalisatrice et plasticienne Catherine Gfeller a tourné sa caméra vers douze artistes et prolonge ainsi leurs œuvres par un regard cinématographique.

Peinture, dessin, sculpture, photographie, art vidéo se voient réinterprétés caméra  et micro en main.

 

Ce sont douze artistes suisses contemporains issus des trois régions linguistiques, vivant en Suisse ou à l’étranger. Six femmes: V.Favre, R.Lévi, S.Defraoui, M.Borgnini, F.Bassetti, C.Wick. Six hommes: A.Schiess, J. Spinatsch, A.Huck, G. Frentzel, JL.Manz, A.Hahn.

Ils deviennent les protagonistes de leur œuvre et ce sont leurs propres mots, leurs gestes, leurs regards qui nous éclairent sur le sens de leur quête.

Réalisation : Catherine Gfeller - Producteur : Richard Dindo (Lea Produktion)    - 87mn - 2013


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Tourisme Imaginaire 3 / La Rétrospective

 

Du 11 septembre au 2 octobre 2015

Vernissage atypique

 le vendredi 11 septembre à 18H30
 

Le Tourisme Imaginaire est un circuit touristique original effectué en bus, desservant des lieux patrimoniaux oubliés, investis le temps d'un été par des œuvres d'art créées in situ. 

Sa 3° édition s'est déroulé du 6 juin au 6 juillet 2015, les samedis et dimanches de 14h à 18h, sur un territoire s'étendant de Saint Amans Valtoret à Castres avec Mazamet et Aussillon pour épicentre.

 

                                                                                                                                                                       ©  Delphine Bernard

La Rétrospective retrace l'expérience du Tourisme Imaginaire 3

Par ses visites inédites guidées, le Tourisme Imaginaire propose une relecture innovante à travers l'art contemporain d'un patrimoine en déclin, entraînant dans son sillage associations et institutions locales, régionales et nationales. Son but est la réappropriation du territoire par sa revalorisation : à travers une formule touristique ludique et culturelle, il amène le visiteur à porter un nouveau regard sur ce qui l'entoure, découvrir son passé et appréhender poétiquement le présent.

Les œuvres du Tourisme Imaginaire 3 ont été réalisées par les artistes Delphine Bernard, Gaël Bonnefon, Max Mohr, Bruno Peinado, Ernest Pignon-Ernest, Françoise Quardon et Mathieu Werchowski. Certaines d'entre elles sont des prêts des Abattoirs / FRAC Midi-Pyrénées.

Le Tourisme Imaginaire est un événement conçu et réalisé par Fanny Baxter et Mathieu Werchowski

Gaël Bonnefon est un artiste photographique diplômé de l'École des Beaux-Arts de Toulouse en 2008. Il a exposé au 104 à Paris, aux Rencontres Internationales de la photographie d'Arles, au Château d'eau et aux Abattoirs à Toulouse. Il a participé au projet Temps Zero à Berlin et Thessalonique et bénéficié de résidences d'artistes en Allemagne, France et Israël.

Ses images poétiques tracent une sorte de documentaire personnel qui sillonne des  ©situations inconscientes pour une fiction s'ancrant dans son quotidien.
 

                                                           © Gaël Bonnefon

Delphine Bernard est la fondatrice du Pressoir, association loi 1901, qui valorise le media photographique et organise chaque année depuis  le festival "Dans le champ d'iris".

En 2013, elle est lauréate du concours du Muséum d'histoire naturelle de Toulouse, puis sélectionnée par la directrice du BAL à Paris pour "le journal de la photographie" avec sa série "Pour Elle".

Elle est la photographe officielle du Tourisme Imaginaire puisqu'elle le documente depuis ses débuts. Elle présente donc sa "chambre d'interprétation" du circuit N°3.

                                                     ©  Delphine Bernard

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8ème Festival A Ciel Ouvert, des images dans la ville

 " A travers les yeux d'Yvette "

 

Photgraphies d'

 Yvette Troispoux

  sur une proposition de Danielle Autha

  Vernissage le vendredi 26 juin à 18h 

  suivi d'une déambulation musicale 
         avec Sylviane Blanquart
        et son orgue de barbarie,
           et d'un buffet parisien

    du 26 juin au 20 octobre 2015                                                                                                                                                                                                                                            Lisieux 1985 - Autoportrait © Yvette Troispoux

Des photographies géantes sont exposées dans les rues de l'ancienne ville. Cet accrochage permet de faire connaître au public des images, hors des galeries classiques consacrées à la photographie, et de mettre en valeur la partie historique de la vieille ville,  

 

« Tous ceux qui aiment la photographie se souviennent avec tendresse d'Yvette Troispoux, petite bonne femme pétillante et drôle, l'œil toujours en éveil et le Leica autour du cou. »

Briarde d'origine, parisienne d'adoption, tarnaise de cœur et photographe pour le plaisir, elle était heureuse chaque année à la suite des Rencontres d'Arles de venir passer une petite semaine en vacances dans le Tarn. Ceci explique les nombreux clichés de notre région qui figurent dans ses collections.

Les paysages, les visages fixés dans la bonne lumière, au bon moment sont comme sublimés et deviennent intemporels.

Elle aurait fêtée en 2014 les cent ans de sa naissance, avec un peu de retard, comme pour lui dire bon anniversaire nous avons le plaisir de présenter sur les murs de la ville une sélection de ses photographies.

 

 

            Labruguière 1990  © Yvette Troispoux

 

Issue d'une bonne famille, relativement aisée, elle mène une existence privilégiée. Deux drames viennent obscurcir le ciel radieux de sa jeunesse, la mort prématurée de son père et un peu plus tard celle de son jeune frère Jean.

Elle doit rapidement subvenir à ses besoins, elle est embauchée comme secrétaire dans une usine métallurgique, les Tréfileries du Havre. Elle restera dans cette même entreprise jusqu'à l'âge de la retraite.

Si très tôt elle pratique la photographie, ce n'est que libérée des contraintes du travail qu'elle s'adonnera à la passion de sa vie, sortira de la discrétion et sera reconnue par ses pairs.

Pas un jour sans vernissage, où elle gagne le titre de  Photographe des Photographes,  pendant un demi-siècle elle a enregistré tel un témoin discret toute l'histoire de la grande famille de la photographie française.

 

 

                                                                                                                                Albi 1996 - Cathédrale Sainte Cécile  © Yvette Troispoux

 

Dans la salle des mariages de la mairie du 8ème  arrondissement de Paris, Robert Doisneau lui remet en 1993, les insignes d' Officier des Arts et Lettres, au cours d'une sympathique cérémonie. Il lui rend un amical hommage qui  va droit au cœur d'Yvette et dont elle n'était pas peu fière.

« Yvette, bonne fée de ces vernissages où vous n'avez qu'à apparaître pour que la fête commence, votre bienveillance naturelle pour vos contemporains est contagieuse. Dans l'optique de votre appareil les visages se détendent. La preuve de ce phénomène existe avec la galerie de portraits que votre propre rayonnement a rendus gracieux..... Yvette, il m'est bien agréable de jouer avec vous ce soir et de prendre pour un instant le rôle de grand décorateur. Geste symbolique qui me donne l'occasion de vous affirmer ma bien sincère amitié et au nom de tous nos amis de vous répéter que vous êtes notre photocopine.»

Danielle Autha

 

 

                   Gaillac 1996 - Bambous  © Yvette Troispoux

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Dans la galerie

" Arthur Batut en balade "


 

Photographies d'Arthur Batut
 

Vernissage le vendredi 26 juin à 18h

 avec Sylviane Blaquart 

et son orgue de barbarie

du 26 juin au 4 septembre 2015

                                                                                                                                                                                                                                   La famille Batut en balade à velo © Arthur Batut

 

Le Paysage, thème retenu par l'Espace Arthur Batut cette année.

Parmi les 4500 plaques photographiques que nous a laissé Arthur Batut de nombreuses plaques font apparaître les paysages de son temps, vers la fin du dix-neuvième siècle. À commencer par sa propriété d’En Laure, Labruguière et ses environs.

Mais aussi bien d’autres lieux car, grand marcheur, passionné d’archéologie, sensible à la nature et à sa beauté, Arthur Batut a exploré notre région et bien au-delà.
 

          Château de Montségur © Arthur Batut

Nous découvrons des photographies du Sidobre, de Castres, de Minerve, du Château de Montségur, des Châteaux de Lastours…d’Espagne… un voyage dans le temps et l’espace.



 

 

 






 

   Le Sidobre, La Peyro Clavado  © Arthur Batut                                                                                                        San Luis   © Arthur Batut

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"  P A Y S A G E S "

Photographies de 

Jean Dieuzaide


du 9 avril au 19 juin 2015

 Vernissage le jeudi 9 avril à 18h30

en présence de Madame Jacqueline Dieuzaide
et de Monsieur Michel Dieuzaide

   

                                                                                                                                                                                                                   Bigorre Lac d'Oredon 1960  © Jean Dieuzaide  

 

 

"Regarder  le paysage

Il ne suffit pas de faire des photographies pour être un photographe !

Ce métier, suppose avant toute technique, de savoir voir. Voir, puis regarder !

Afin de bien comprendre ce qui précisément a suscité le regard, éveillé la sensibilité, dont la restitution (par la photographie ou tout autre moyen) sera le fait de l'artiste. Il s’agit donc à l’origine d’une attitude contemplative, puis de  la pratique accomplie d'une expression artistique.


 

             La Dune  Sahara 1964  © Jean Dieuzaide

 

Ce qui différencie Jean Dieuzaide de ses confrères, c’est son insatiable curiosité et une disposition pour toutes les audaces, qui l'ont conduit à explorer une grande quantité des domaines  photographiques.

Toujours dans une extrême vigilance du regard, mais le plus souvent en « laissant la photographie venir à lui. »

Il en était ainsi, bien sûr, chaque fois qu’il abordait le thème du paysage. Avec la volonté de dire à la fois la beauté de la nature, les traces que l’homme y laisse, et le jeu infini de la lumière.

Tout ce pourquoi l’on qualifie de « beau » le paysage qui est devant nous !
 

   

                                                                                                                                            Environs de Cholet 1981  ©  Jean Dieuzaide

Les images présentées ici sont issues de visions tres diverses. Le paysage y est décliné sous toutes ses formes. Depuis le ciel, en contrebas, à la lumière du levant, au ras de la plaine, ou sous un écrasant soleil d’Espagne. Mais chaque fois c’est à une célébration visuelle qu’on est convié. Elle nous parle de paysage, autant que de l’homme perdu en son milieu, ou d'un simple jeu de lumière qui le dessine...

Car le photographe, est celui qui écrit (graphein) avec la lumière (photôs)​ et souhaite nous faire partager ce qui miraculeusement s'est offert à son regard. C’est probablement pour cette raison là que Jean Dieuzaide avait choisi ce moyen de transmettre ses joies visuelles. Car si l’on sait voir, la photographie dans sa grammaire la plus simple, sait transcrire la lumière de l’émotion reçue."

Michel Dieuzaide  CASTELVIEILH  janvier 2015
 

            Neige de vigne - Suisse  1962  © Jean Dieuzaide

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Dans le cadre de cette exposition, nous organisons la  projection du film :

Dieuzaide, regards en partage

Réalisation Philippe Roussilhe
Production Les Fims figures libres (coproduction France3)

Jeudi 21 mai à 20h30
au Rond-Point à Labruguière, entrée gratuite

Elle sera suivie d’un échange avec Jannick Ser, auteur du film,
et Serge Nègre, qui y est interviewé.

Jean Dieuzaide fait partie de ces grands photographes, tels Doisneau, Ronis, Cartier-Bresson, qui ont donné à la photographie humaniste ses lettres de noblesse. Il a laissé derrière lui une œuvre colossale qui raconte sa vision du monde et son approche des hommes et des femmes dont il a voulu fixer l'image.

Qu'en est-il aujourd'hui de l'acte photographique ?

Qu'est-ce qui fait qu'un photographe se retrouve en face d'une autre, d'un autre, et fixe son image en appuyant sur le déclencheur de son appareil photographique? Comment se tissent les relations si particulières entre le photographe et son sujet, aussi bien pour celui qui photographie son enfant en train de grandir, que pour celui qui nous montre les horreurs de la guerre?

À travers le travail de trois photographes contemporains, nous approchons l'œuvre de Jean Dieuzaide en mélangeant passé et présent, en inscrivant la photographie dans un mouvement à travers les époques où le travail de Jean Dieuzaide participe de cette évolution.
En s'appuyant sur la connaissance que Jannick Ser a de l'œuvre de jean Dieuzaide et sur son travail de documentation et de recherche, ce film documentaire rend hommage à celui qui est l'un des photographes majeurs du vingtième siècle.  

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"  La Force de la Nature "

photographies 

André Vesco

du 15 janvier au 3 avril 2015


Vernissage jeudi 15 janvier à 18h30

 

 André Vesco, photographe et artiste d'une grande sensibilité,
 est aussi un philosophe de la nature 
 et sa philosophie se révèle, se reflète dans ses clichés.

                                                                           

                                                                                                                                                                                          ©  André Vesco

LA FORCE DE LA NATURE

Les Moulins de LAUSSIERE  

Un fond de ravin escarpé. Sur un modeste ruisseau, deux meuniers se sont installés, ont construit barrages, canaux d'amenée, quatre moulins et deux maisons d'habitation. Pendant longtemps les agriculteurs ont dévalé ces pentes, porté leur grain à moudre. Des familles ont habité là, la vie a rempli ce vallon et puis les progrès techniques et l'industrialisation ont rendu ces installations obsolètes, les hommes ont quitté les lieux et la nature y a repris ses droits.

Au début de la série présentée, la première image montre l'affrontement d'un angle de mur et du torrent, à la fin de la série on ne sait plus ce qui est construit et ce qui est végétal. L'eau de la dernière image tourne en rond à moins qu'elle ne se soit remise à tourner rond.

             ©  André Vesco

LA NATURE OUBLIEE

De presque tous campagnards, à presque tous citadins, l'exode rural nous a éloignés de la Nature et de ses leçons. Du naturel à l'artificiel et ensuite au virtuel.

Pourtant les PRÊLES, (en diaporama) plantes frustes et fragiles s'il en est (elles n'ont pas de feuilles et leurs tiges creuses sont pleines d'eau), sont présentes sur terre depuis la nuit des temps, et continuent de proliférer avec vigueur dans les endroits humides.

On peut pénétrer dans une FORÊT comme dans une galerie de sculptures tellement ses troncs sont beaux, divers et variés. Mais qui donc est le sculpteur ? 

 

             ©  André Vesco

LA NATURE EXPLOITEE

Installations agricoles 

Lors de randonnées dans la campagne on trouve des installations diverses qui pourraient rivaliser avec des installations d'artistes, du LAND-ART qui s'ignore dans toute sa naïveté spontanée en somme. Pour autant elles sont le signe d'une prise de possession du territoire, de son accaparation à des fins légitimes sans aucun doute. Depuis les origines l'homme s'est nourri de la nature. Par ailleurs l'espèce humaine a  progressé en nombre. La terre sera-t-elle assez grande pour nous ?

             ©  André Vesco

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" 1914/1918 - Vie quotidienne des Poilus de Labruguière "

du 26 septembre 2014 au 9 janvier 2015

Exposition préparée par Danielle Autha et Serge Nègre

Vernissage le vendredi 26 septembre à 18h30

Hommage aux Poilus

Partout en Europe, les médias, presse, cinéma, littérature, font revivre les terribles souvenirs de la guerre qui éclata voici déjà cent ans. Soucieux de réveiller les mémoires, l’Espace Arthur Batut présente des photographies de Labruguiérois pris dans la tourmente de ce conflit.

Nous aurions pu en présenter des images plus spectaculaires, nous n’avons retenu que celles qui impliquent directement les Labruguiérois, soit qu'ils  figurent sur les photographies, soit qu'ils aient eux-mêmes pris les clichés

                                                                                                                                     Portrait composite de 25 photographies de Poilus
                                                                                                                                              de Labruguière  © Serge Nègre 2014


 

L'objectif premier  est de « faire remonter l'histoire à la surface ». 

Enfermées depuis si longtemps au fond des placards, sortant de boites en carton pour être mises en lumière, surgissent les images d'hommes jeunes et frais, ces poilus dont on parle tant. Ils  murmurent, devant nos yeux, ce que nous aimerions bien connaître de leur vie, de leurs espoirs mais aussi de leurs souffrances.

Sous les casquettes et les calots, leurs yeux brillent. Les moustaches bien taillées nous disent leur appétit de vivre et ce, malgré les pansements et les bandeaux des estropiés.

Par-delà les alignements des groupes, on perçoit la franche camaraderie ... et encore ?...et quoi de plus ?... quelle émotion  d'y reconnaître son père, son grand' père ou bien son  arrière grand' père ! 
 

         "Henri Périllous, écrivant à sa bien aimée"
          Collection Familles Périllous/Banquet      

Si ces documents ont subi les outrages du temps, ils n'en restent pas moins   des témoins palpables de ces heures noires que de jeunes hommes ont fixées pour les transmettre. Les photographies ne doivent pas seulement nous « taper dans l’œil » mais également nous  toucher le cœur et  à travers l’intérêt  local nous faire accéder à l’Universel.

Nous aurions voulu mettre un visage sur chacun des 99 noms inscrits sur le Monument aux Morts. 99 Labruguiérois, parmi les 10 millions d’hommes, de femmes et d’enfants emportés dans l’absurde et cruel carnage que fut la première guerre mondiale. La mission fut impossible presque tous étaient très jeunes, la plupart sans enfant et souvent célibataires. Certaines familles ont depuis longtemps quitté la ville d’où l’impossibilité de retrouver leurs traces. Pour leur rendre hommage peut-être suffit-il de dire, « ils sont morts à la guerre ! »

Ceux qui ont survécu avaient la rage de vaincre et souvent comme viatique, une fiancée. Ce qui les fait tenir : la fraternité, le patriotisme ou encore la religion.Sur les 3184 habitants que comptait la commune, on peut estimer à plus de 300 ceux qui furent enrôlés. Le lourd tribut payé s’explique par leur origine modeste. Le plus souvent ce sont des paysans, parfois incultes, docile « chair à canon »

Danielle Autha et Serge Nègre   

                                                                                                                     "Henri Foinand blessé,son épouse à ses côtés - A la demande 
                                                                                                                   des autorités militaires, son épouse était venue pour le soigner"                                                                                                                                   Collection Familles Foinand/Camilleri

 

Joseph  CURVALLE

Né à Labruguière le 21 Mars 1893 et décédé  à Labruguière le 17 Juin 1989.

Historien, journaliste, écrivain, poète, conférencier, musicien, compositeur, il obtint de nombreux prix littéraires, et fut un rédacteur apprécié du journal le Pylône.

Décoré de la Croix de Guerre, Chevalier de la Légion d'Honneur, Chevalier des Palmes Académiques, il était fier de ces distinctions qui récompensaient sa conduite valeureuse, puis son travail de chercheur et son dévouement…

Adjoint au maire puis Conseiller municipal, très impliqué dans la vie sociale, il a œuvré au rayonnement culturel local.

Il a présidé à la création de la Société d'Études et de Recherches Archéologiques et Historiques de Labruguière et à celle du Musée Arthur Batut

Ce petit clin d'œil, veut lui rendre un hommage personnel

 

 

        Joseph Curvalle - Collection Famille Curvalle

 

 

 

 

 

 

 

 

 

      "Dans l'abri tranchée de la Croix Rouge"                                                  Alphonse Marius Autha
      Collection Famille Vignolles                                                                      Collection Familles  Autha/Breton/Bouquey

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7ème Festival à Ciel Ouvert, des images dans la ville

               " Cowboys Poètes et le Poétique "

Photographies de Kevin Martini Fuller

du 27 juin au 20 octobre 2014
Vernissage le vendredi 27 juin à 18h

suivi d'une déambulation dans la rue Jean Jaurès
puis d'un apéritif et d'une performance des 
"West River Dancers"

7ème   Festival à Ciel Ouvert - des images dans la ville

Des photos de cowboys, leurs poèmes et des
paysages de l'Ouest américain sont exposés
sur les vitrines et les murs de la Rue Jean Jaurès.

Cette exposition "Portraits et Poèmes" est le résultat de 29 ans de travail réalisé lors des rencontres annuelles des  « Cowboy Poets Gathering » à Elko dans le Nevada.

Ces rencontres rassemblent les personnages les plus talentueux et originaux de l’ouest.

« Cowboy Poetry »,  est une forme de poésie qui a évolué à partir d’une tradition orale et spontanée pratiquée par les travailleurs pendant les transhumances. Après la journée de travail les cow-boys se rassemblaient autour d’un feu de camp et se divertissaient avec des contes et des chansons. Ils étaient souvent analphabètes et les formes poétiques étaient employées comme aide-mémoire. 

                                                                                                                                                                                                                                             Paul Zarzyski  ©  Kevin Martini Fuller

Il semblait que « cowboy poetry » avait disparu et n’était plus pratiqué.

Hal Cannon, ethnologue dans les 1970, a découvert que le genre était encore pratiqué par les éleveurs et éleveuses, cow-boys, et « buckaroos », et il a fondé le Western Folklife Center pour préserver ce patrimoine. 

Depuis la deuxième rencontre à Elko en 1986 je me suis associé avec Hall Cannon et le centre, et je retourne chaque année depuis pour faire des portraits.

Au fil des années, des personnalités ont émergé des visages et les visages sont devenus des connaissances, et maintenant je suis honoré d’avoir créé de bonnes amitiés lors de ces rassemblements. 

Cette exposition est construite autour des poètes, leurs pensées à travers leur poésie et les scènes du paysage dans lequel ils vivent." 

Kevin Martini Fuller

 

              Doris Daley  ©  Kevin Martini Fuller

Kevin Martini Fuller est photographe et enseignant. Il a une licence en Histoire de l’art de Boise State Université, et un Masters en Photographie de Southern Illinois University. Il s'est spécialisé dans les procédés photographiques alternatifs. Il a fait des expositions personnelles et de groupe aux USA, Australie et en Europe. En 2000 il a reçu le "International Grand Prize" de Photo Imaging Education Association, et ses photos ont été exposées dans 45 salles partout dans le monde. 

Kevin a créé cinq portfolios en édition limitée : "Chapman Ranch" ; "A Dancer and The Space" ; "Portraits and Poems, a collection of twenty cowboy and cowgirl poems" ; "PRAHA, A Visual Diary of Prague in the Czech Republic"

    Poème de  Gail Steiger   

    " Echos "
    Oui, tout tourne
    Tout tourne rond, je le vois
    Comme les pères de nos pères l'ont compris
    À chaque fois
    Nous laissons les enfants de nos enfants
    Suivre leur destin
    Et donnons simplement ce que nous pouvons
    Suivant la lignée
    Ce monde continuera à tourner
    Longtemps après nous
    Certains diront que nous avons bien fait
    D'autres diront que nous avons mal fait
    J'imagine que le meilleur
    À espérer
    Quand tout est dit et fait
    Est de leur laisser un peu d'émotion
    Dans des échos de nos chansons
    Ce monde continuera à tourner
    Longtemps après nous
    C'est bon de savoir
    Que quelqu'un restera
    J'imagine que le meilleur
    À faire
    Pour les aider à se comprendre
    Est de leur laisser un peu d'émotion
    Dans les échos de nos chansons.
    Gail Steiger

         Gail Steiger ©   Kevin Martini Fuller

 

 

 

 

 

                       

                                                        ©  Kevin Martini Fuller

 

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" Ambrotypes récents "

Daniel Ballesteros

du 27 juin au 19 septembre 2014

vernissage  le vendredi 27 juin à 18h

En 2013, Daniel Ballesteros  a travaillé sur la série intitulée :              "La Naissance de la Responsabilité" . Le titre est inspiré par les écrits sur le temps et la façon dont la pensée occidentale considère la relation entre le passé et le présent d’Alan Watts, philosophe du 20ème siècle.

Ce regard permet au photographe de regarder ses propres luttes et celles de ses ancêtres et voir les possibilités qui s’ouvrent. Il s'intéresse dans les défis de la vie et encore plus, en ce qui suit : la récupération, la transformation personnelle et un changement critique dans la perspective. 

"C'est passionnant de constater que les choix faits dans le présent donnent du sens à ceux qui les ont précédés." 

Daniel Ballesteros

                                                                                                                                                                             ©  Daniel Ballesteros

Daniel Balleseros travaille depuis plusieurs années avec le procédé de l'Ambrotype. Sa démarche consiste à marier un procédé ancien à des thèmes personnels et contemporains. Il renforce l'expression de la vulnrébilité avec des verres anciens d'occasion, qui sont cassés et recollés.

Daniel Ballesteros crée des liens sensuels entre le sujet, le contenu et l'image  qui devient plus qu'une simple photographie : un objet photographique.

L'ambrotype est un négatif sur verre au collodium humide. C'est un procédé photographique dans lequel un mélange à base de collodion est étalé sur un support de verre (ambrotype) ou de métal (ferrotype). Le support est ensuite submergé dans un bain de nitrate d’argent où la surface absorbe l’argent et devient sensible à la lumière. Ensuite, le support est mis dans l‘appareil photo, exposé, développé et fixé.

Le procédé est appelé collodion humide parce qu’une fois que le support a été sensibilisé, il faut l’exposer et le développer tant que la surface reste humide.

Chaque pièce est unique et non reproductible.
La plaque que vous voyez est celle qui a « vu » la scène.
          ©  Daniel Ballesteros

Daniel Ballesteros est un jeune photographe plasticien Américain, originaire des Philippines. Il vit et travaille à New York. Ses photographies ont été exposées, publiées et  primées aux Etats-Unis depuis 10 ans. En 2012/2013 il a été sélectionné pour des résidences d’artistes à la "Center for Photography at Woodstock" NY, et le "Bose Pacia Transparent Studio Program", Brooklyn, NY. Primé par la Magenta Fondation Flash Forward : Emerging Photographers. Il est intervenant dans des universités et écoles de Beaux Arts aux USA. C'est la première fois qu’il expose en France.

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" Labruguière au Temps d'Arthur "

Photographies d'Arthur Batut  

du 15 mai au 20 juin 2014

Arthur Batut (1846/1918)

est connu à travers le monde pour avoir réalisé la
première photographie aérienne automatique
par cerf-volant
et
avoir mis au point une méthode opératoire pour créer
une image composite provenant de multiples portraits individuels : le portrait-type.

Il a réalisé également de très nombreuses
photographies de scènes de la vie locale
et des environs de Labruguière.

Par ses photos, il apporte un témoignage de la
vie locale à la fin du 19e, début du 20siècle.

 

La propriété d'En Laure, appartenant à sa famille depuis avant Henri IV, lui fut offerte en cadeau de mariage en 1867, par sa grand-mère paternelle.

Ses connaissances en agronomie et ses innovations dans le domaine de l'irrigation lui permettent d'améliorer la rentabilité de cette exploitation presque entièrement productrice de foins et de fourrages.

La gestion et le développement harmonieux de ce patrimoine, la facilité de main-d'œuvre et l'aide d'excellents régisseurs lui procurent les moyens d'une existence confortable.
 

Cette vie aisée lui permet de satisfaire sa curiosité naturelle et autorise son génie inventif à se manifester et se concrétiser. Il a donc le loisir de s'intéresser aux activités les plus diverses. Très tôt, il va acquérir son premier appareil de prises de vues et aménager son mystérieux laboratoire dans un recoin de sa demeure.

Attiré par les charmes de la vie rustique et paysanne, il déambule, les jours de marché, armé de sa boîte magique. Véritable reporter, il nous a laissé des scènes de la vie locale que nous aurions du mal à imaginer.

Des événements complétement disparus nous deviennent familiers : la foire aux melons ou aux bestiaux, avec ses colporteurs et marchands. Vivant près de la nature, il fixe sur la pellicule les multiples étapes du travail dans son exploitation agricole, telles que les fenaisons, les labours, les dépiquages et les convois de chars à bœufs se rendant à la gare. Il distribuait le fourrage dans une zone qui allait de Bordeaux à Menton, dans tout le midi de la France, en train, depuis la gare de Labruguière.

 

 

 

 

 

 


 

Textes extraits de "Arthur Batut – Regards d'un photographe humaniste"  Serge Nègre et Sylvie Desachy

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" Faces "

Photographies de Marie Frécon

du 28 février au 10 Mai 2014
vernissagele vendredi 28 février 2014 à 18h30

Galerie de portraits: 
Une vingtaine de tirages sur papier baryté, virage sépia.

Dans le dictionnaire des symboles, le mot VISAGE 
se trouve entre les mots virginité et v.i.t.r.i.o.l.   

     Virginité:  «... l'état virginal est le non-manifesté, le non-révèlé ..."

     VISAGE: "... le visage est un dévoilement, incomplet et passager
     de la personne ... il est comme une porte de l'invisible ..."

     V.i.t.r.i.o.l. : "Initiales d'une formule célèbre parmi les alchimistes :
     Vista Interiorem Terrae Rectifcando Invenies Operae Lapidem
     (Autrement dit : descends au plus profond de toi-même  et trouve
     le noyau insécable sur lequel tu pourras bâtir u
n homme nouveau ... "    

                                                                                                                                                                                                                                              À quoi ressemblais-tu d'avant La naissance de tes parents? "                                                                                                                               ©  Marie Frécon  

 Dans la série de portraits exposés, Marie Frécon parle d'une forme de liberté enfouie de l'être, une traversée poétique des apparences ...

"Quand, ajouter de la matière - souvent végétale - à la peau d'un visage,
est 
comme effacer, gratter, révéler... 

l'homme redevient porteur d'une histoire qui lui échappe, 
et je prends cette intériorité imaginee qui transpire, qui vient faire surface. 

Une peau neuve ... Une seconde nature ? 
Être de sensations d'un côté, d'intuitions de l'autre.
Je me laisse surprendre, et je prends ... 
«ce qu'il ya de plus de profond en l'homme , c'est la peau. »dit Paul Valéry.

Un jeu sans jeu. 
Laisse faire. Pose et Dépose. 
Aucun décor ne vient déranger le modèle, il est le décor. 

Nous sommes en argentique. 
Le mat du papier aspire davantage le regard.  
Le virage sépia adoucit le temps et le brouille. 
Frères de matière, au fil du temps arrêté , forment une famille comme ... 
«Cette motte de terre 
Où tout un peuple de racines 
Complote »(Thierry Cazals)" 
Marie Frécon

"Morgan ... Né de la mer (breton) Lumière de la mer (celte)" © Marie Frécon

Marie Frécon :

Née à Paris, une enfance en Bourgogne, parents sculpteurs 
et éleveurs, des études musicales.

Elle développe ses premières images vers l'âge de 14 ans ...
l'argentique et le passage par le laboratoire restent pour elle
une absolue nécessité : transformation, virage, colorisation ...

En 1996-1997, 'après une année en histoire de l'art, elle entre
à l'ETPA de Toulouse, obtient un  CAP de praticienne-photographe.

Côté prises de vues, sa première terre d'accueil est le théâtre
- encore du noir- puis elle développe un univers dans lequel
l'humain flirte avec une poétique de l'étrange, du sensible, du
trouble. Le travail glisse parfois vers l'installation ou  la performance.
Elle vit et travaille à Toulouse.

http://mariefrecon.over-blog.com 

 

                                                                                                                                                                                                                                                        Sans titre © Marie Frécon

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" Présences "

Emese Miskolczi

une proposition de Marguerite Pilven

Vernissage vendredi 13 décembre à 18h30   
Exposition du 13 décembre 2013 au 14 février 2014   

"D’origine hongroise, Emese Miskolczi a étudié à l’École supérieure des Arts Décoratifs de Budapest puis s’est spécialisée en France dans la création multimédia. Depuis plusieurs années, elle mixe la photographie et la vidéo. Dans ses montages vidéo et ses photographies longues poses, le temps devient une matière qu’elle fractionne, étire, dissèque et manipule. Elle tente ainsi d'ouvrir de nouveaux horizons perceptifs sur une réalité que nous croyons connaître.

Cinq générations séparent les portraits-type d'Arthur Batut de ceux réalisés par Emese Miskolczi. Elle a sollicité cent quarante-huit habitants de Labruguière pour les filmer et réaliser des portraits de groupes : pêcheurs, commerçantes, aides-soignantes, élèves de maternelle, joueurs de rugby, collégiens, personnes âgées... La série couvre un prisme d'activités qu'elle a souhaité le plus ample possible. Elle s'étend également aux âges de la vie : les modèles les plus jeunes ont quatre ans et les plus âgés sont à la retraite.                                                                                                                                                photo extraite de la vidéo des aides-soignantes  © Emese Miskolczi

 

Le portrait social n'est ici pas issu d'une juxtaposition de ses membres mais d'une surimpression numérique de leur image. Superposés, synchronisés dans leurs mouvements, ces portraits parlent, respirent et clignent des yeux comme une seule personne.  Ils sont une formule visuelle condensée de tous ceux qui lui ont donné leurs traits. Emese Miskolczi n'a pas décidé de leur apparence finale, elle a créé le dispositif pour les faire apparaître.
 

          les pêcheurs © Emese Miskolczi 

Le montage en boucle est au temps ce que la superposition est à l'espace : une tentative d'extraire une vérité contenue dans les traces mémorielles de la matière, à force de répétition. L'émotion ressentie à la vue de ces corps vibrant à l'unisson tient sans doute à une forme de sublimation que l'on retrouve dans les choeurs dramatiques ou musicaux. Les portraits composites réalisés par Emese Miskolczi sont un équivalent visuel de la polyphonie : une combinaison de plusieurs voix indépendantes liées les unes aux autres par les lois de l'harmonie."  Marguerite Pilven
 

        les écolières © Emese Miskolczi                       

LES PORTRAITS  EN POSE LONGUE  

"En tant qu'interface entre l'intériorité et l'apparence extérieure, le visage a toujours suscité de la curiosité et du fantasme. Qui n'a jamais tenté de déceler des indices dans les yeux d'un être cher, ou d'un parfait inconnu ?

Dans cette série de portraits, Emese miskolczi a étendu le temps de pose à cinq minutes. Elle a demandé au modèle de se tenir parfaitement immobile et l’a laissé seul, face à l’objectif. Du point de vue de la durée, c'est-à-dire d’un temps vécu, c’est suffisant pour qu’il ressente le besoin de bouger, s’ennuie et se livre à ses pensées.

Ce vécu pur se révèle à l’insu du sujet photographié, dans les zones de flou et l’intensité de son regard. Si le portrait doit parvenir à fixer une personnalité, il doit aussi en laisser deviner la nature indéfinissable et mobile, sans quoi il deviendrait un masque."

Marguerite Pilven 

                                                                                                                                                     Jacqueline Alquier © Emese Miskolczi

 

 

 

 

 

                        Benaïssa Belaid © Emese Miskolczi                                                          Dominique et Christian Cucullières © Emese Miskolczi

Ces portraits ont été  réalisés en juin et septembre lors d'une résidence d'artiste à Labruguière.

Voir le site d'Emese Miskolczi et son travail sur "la maison des metallos" à Paris :  http://www.emesemiskolczi.com                                 
Marguerite Pilven : critique d'art et commissaire d'exposition   http://www.margueritepilven.net    

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" Le portrait-type "

Photographies de Arthur Batut

À partir d’un procédé imaginé par Francis Galton, Arthur Batut met au point en 1887 une méthode opératoire pour créer une image composite provenant de multiples portraits individuels.

                                                                                                                50 habitants de Labruguière et le portrait-type

À Labruguière, il photographie 50 individus de face, yeux horizontaux, face à l'objectif. Il développe les 50 photos, et ensuite il re-photographie chaque photo, en divisant le temps de pause par le nombre de sujets (50), sur la même plaque. En photographiant chaque sujet 1 seconde sur la même plaque, à la fin, il obtient 1 pause de 50 secondes. L'image sera donc bien exposée, et va être une image composite de 50 sujets.

Plus le nombre d'individus est élevé, moins se fait sentir l'influence individuelle et plus prennent d'importance, par conséquent, les traits généraux. L'image composite est toujours plus belle que les individus eux-mêmes, tous les défauts individuels ont été gommés. C'est une image virtuelle car ce qu'elle représente  n'existe pas.

Après des essais encourageants sur les villageois de Labruguière, Arthur Batut dresse le portrait-type des charbonniers de la forêt de Montaud, de l’Arlésienne, des femmes d’Agde, ou encore des habitants de Vich ou de Huesca en Espagne.          

Le portrait de l'invisible

"Reproduire à l’aide de la photographie une figure dont la réalité matérielle n’existe nulle part, un être irréel dont les éléments constitutifs sont disséminés sur un certain nombre d’individus et qui ne peut être conçu que virtuellement, n’est ce point un rêve ?  

Si l’on fait défiler devant un appareil photographique une série de portraits d’individus appartenant à la même race, en donnant à chacun d’eux une pose trop courte pour en permettre la reproduction, et si leur nombre est suffisant pour que la somme de ces poses trop courtes atteigne la longueur d’une pose normale, on obtiendra le résultat que voici :

-        les traits individuels, n’ayant pas eu le temps de pose
         nécessaire, 
se trouveront éliminés  et 
-        les traits communs à l’ensemble des portraits, ceux
         qui constituent 
le lien  de la race,  le type, apparaîtront
         seuls  
sur la plaque." 

"Au début de nos expériences, nous éprouvions une sincère émotion à voir lentement apparaître, à la pâle lueur du laboratoire, cette figure impersonnelle qui n’existe nulle part et que l’on pourrait nommer le portrait de l’invisible."  Arthur Batut

                                                                                                                                       Portrait-type obtenu avec 10 jeunes-filles d'Arles 

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" Vivre pour Voir "

Photographies de  

Marie-Laure de Decker

du 27 septembre au 2 novembre 2013

 

Vernissage : vendredi 27 septembre à 18h
Projection gratuite du documentaire :   
"Un voyage chez les Wodaabés"   à 18h30


L’exposition est une RETROSPECTIVE de son œuvre :

 portraits d’acteurs, de politiques  et d’écrivains, et  des
 photos de quelques-uns des conflits qu’elle a suivis au
Vietnam, en Afrique du Sud, au Tchad.


C’est au Sud du Tchad  qu’elle a réalisé le film projeté sur
l ’extraordinaire peuple  des  Wodaabés,  peuple  nomade 
non violent dont elle dit : 

« Ils sont pour moi l’honneur de l’humanité ».

 

        auto-portrait  © ML de Decker

" Le regard que pose Marie-Laure de Decker autour d'elle est à la fois plein de bienveillance et accusateur. 
Plus que jamais ouvert sur le monde son oeil est la fenêtre de son cœur. Aussi, témoin de son temps a-t-elle parcouru le monde de l'Inde au Vietnam, du Chili au Tchad à la rencontre de la grande famille humaine.
Plus que jamais son regard  trouve dans le viseur le bon cadrage du pathétique ou du cocasse. Il fixe la noblesse d'une posture, l'immensité de ses paysages sahariens et de ses peuples africains. Ses portraits, de la mère ou de l'enfant, du combattant  raide et fragile, des artistes et personnalités, à la fois fiers et humbles, laissent une trace dans nos cœurs et nos mémoires.

« Je ne sais pas mentir ! » dit-elle, alors sa passion, son exigence de vérité et sa sensibilité, transparaissent dans les portraits des Wodaabés, de Catherine Deneuve, de Coluche ou bien sûr de Nelson Mandela. Se cherche-t-elle dans ses autoportraits ?  

On voit avec ses yeux mais on écrit avec son cœur. Dès lors, à l'image de l'élégance et de la beauté de sa personne, elle nous prend par la main pour nous présenter ceux dont elle a souvent épousé la cause.
On ne se refait pas."      Danielle Autha, Serge Nègre

                                                                                                                                       Géraldine Chaplin  © ML de Decker







 

 

 

                   Un combattant avec sa famille  © ML de Decker                                                                                                                    ©  ML de Decker

En 2013, Marie-Laure de Deckr a reçu le Prix International Planète Albert Kahn - PIPAK -

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A Ciel Ouvert - 6ème Festival des images dans la ville

" Santiago, chemins vers l'étoile "

Photographies 

André Chambat

-  du 21 juin au 21 octobre 2013   -

Vernissage le vendredi 21 juin 2013 à 18h   à l'Espace Photographique Arthur Batut
suivi d'une déambulation musicale et du casse-croute du pélerin

Conférence   "Compostelle, le grand chemin de Maître Jacques" d'André Chambat
Jeudi 5 septembre à 18h30  Salle de spectacle au Rond-Point

Accrocher 48 photographies géantes dans les rues de l'ancienne ville permet de faire connaître au public des images, hors des galeries classiques consacrées à la photographie, et de mettre en valeur la partie historique de la vieille ville,                                                                                                       

Pour ce 6e Festival d’images dans la ville, nous avons retenu les photographies d’André Chambat, pour accompagner les Festivités organisées à l’occasion du 1200e anniversaire de la date reconnue comme celle de la découverte du tombeau de Saint Jacques.

En effet, c'est au temps de  Charlemagne que l'an 813 fut choisi comme date symbolique de la découverte en Galice du tombeau de Saint Jacques, à l’origine du pèlerinage au "champ de l'étoile", donnant le nom de Compostelle.

                                              

En empruntant les différents itinéraires, André Chambat a su capter à la fois le regard des pèlerins et poser le sien sur l’immensité cosmique des paysages : ce qui compte dans la marche c’est la démarche. Le voyage devient alors intérieur et seul face à lui-même, le marcheur s’avance aussi vers une vie spirituelle, car selon Malraux, le 21e siècle sera spirituel ou ne sera pas.

Si selon le proverbe chinois une image vaut mille mots, les photographies  d'André Chambat sont la parfaite illustration de ce qu'il ressent en marchant et qu'il confie dans son journal de bord ci-après :

"Dans le cycle créateur et contemplatif de la lenteur, nous marchons vers les autres pour retrouver l'éveil des sens et devenir des guetteurs de l'âme. Frêles silhouettes dans l'immensité du monde, nous devenons poreux à tout ce qui nous entoure. La moindre herbe froissée nous enveloppe de son parfum, nous nous fondons avec légèreté dans les plus infimes parcelles de l'univers. Libération de l'esprit et élévation de l'âme, les rencontres sont belles: nous sommes heureux."  Journal de bord 1999.

Une autre série d'images en couleurs est présentée dans la galerie de l'Espace Arthur Batut.
du 21 juin au 20 septembre 2013

André Chambat est né en 1945. Médecin ostéopathe-rhumatologue à Mazamet; il est pèlerin-nomade toujours en quête d'élévation et de sérénité.C'est un poète qui utilise les images pour traverser les murs et gravir les montagnes.Il est un homme de coeur qui partage avec simplicité sa quête de la spiritualité visant à élever l'homme.

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" Auteurs en photographie "  Collection de l'agence Créat'IM

du  27 avril au 15 juin 2013

vernisssage le mercredi 22 mai à 18h30

A partir de 17h dans la galerie, présentation de l'ensemble des
oeuvres par Alain lourenço de l'agence Créat'IM.

Thierry Blandino,  Véronique Brill,  Luc Choquer,   Dominique Delpoux,  Jean Dieuzaide,  Pascal Dolémieux,  André Dourel,  Philippe-Gérard Dupuy, Gilles Favier,  Isabelle Folliot,  Marie-Hélène Gabaude,  Patrick Galibert, Marc Garanger,  Yves Jeanmougin,  Ginette Lafon,  Xavier Lambours, Pierre Lasvenes,  Alain Lourenço,  Christian Méliz,  Mabel Odessey, Françoise Sanchez-Verny,  Michel Séméniako,  Nicolas Sénégas.

Qu'ils pratiquent le portrait, le reportage, la paysage ou une photographie plus plasticienne, les 23 photographes présentés ici proposent tous une démarche singulière, un regard spécifique, un point de vue personnel sur le réel.
Artistes de notoriété ou photographes régionaux au talent affirmé, ils ont en commun d'avoir exposé dans notre département, dans le cadre du Mois de l'image ou quelques autres actions photographiques organisées par l'agence Créat'IM                                                                                                                                                                 ©  Jean Dieuzaide

Thierry BLANDINO      Né à Montauban, Thierry Blandino fut durant plusieurs années responsable de l'iconographie au Conseil Régional de Midi-Pyrénées tout en menant une activité d'auteur-photographe. Il a notamment exposé à la galerie du Château d'eau à Toulouse.   [source : Alain Lourenço]

Véronique BRILL   Marseillaise d'origine, Véronique Brill a un parcours particulier puisque c'est le Land Art, qu'elle pratique depuis des années, qui l'a conduit à la photographie. Les Guetteurs, ces personnages qu'elle fait naître de la pierre, s'inscrivent aujourd'hui dans des mises en scène ensuite immortalisées par la photo. Son autre sujet de prédilection : les ports. Marseille bien sûr, qu'elle interroge à travers la couleur, la matière, puis Rotterdam.  [source : http://www.veroniquebrill.com/])   

Luc CHOQUER    Qu'il travaille sur la banlieue parisienne ou sur ses Portraits de français, plusieurs livres et prix ponctuent sa carrière : en 1985, le prix Kodak de la critique, en 1992 le prix Niepce des Gens d’images qui récompense son travail sur les femmes de la Perestroïka, réalisé grâce à une bourse Villa Médicis hors les murs. Luc Choquer est co-fondateur, avec notamment Xavier Lambours, Pascal Dolémieux et Michel Séméniako, de l'agence Métis aujourd'hui disparue. [source :http://www.signatures-photographies.com/)

Dominique DELPOUX    Anthropologue discret, il préfère les gens aux faits. Il en expose la dualité singulière et la singularité plurielle. Au cœur de ses clichés nichent toujours une identité et sa vérité.” (M. Annaud). Né dans le Tarn, Dominique Delpoux organise son travail photographique par séries : les jumeaux, les mineurs de Carmaux, les habitats miniers, les paysages urbains ... pour nous parler du monde d'aujourd'hui et plus précisément du quotidien sans jamais avoir recours au spectaculaire. Dominique Delpoux est membre de l'agence Vu (Paris).  [source : http://www.dominiquedelpoux.com/]   

   

Jean DIEUZAIDE    “Pour lutter contre le quotidien et s'en faire un allié, Jean Dieuzaide a choisi la photographie. Reportage, portrait, studio, architecture, photos aériennes, industrie, natures mortes : tout fut prétexte à faire des images (...) Mais, c'est l'Homme dans sa très grande diversité qui fut pour lui le sujet essentiel (…) Avec application il a toujours  cherché à rendre  hommage.” (M. Dieuzaide). Il a obtenu les prestigieux prix Niepce et Nadar. [source : http://www.jeandieuzaide.com/]   

Pascal DOLEMIEUX   Une photo de Cartier-Bresson, et Pascal Dolémieux, alors étudiant en économie, se lance dans la photo. En 1981, il obtient la bourse de la Fondation nationale de la photographie, en 1983  le Prix Niepce. À partir de 1987, il fait ses armes à Libération, puis participe à la création de l'agence Métis. [source :http://www.strategies.fr/actualites/marques/r13716W/pascal-dolemieux.html]  

André DOUREL   
              "Grand champ de blé, ou champ de tournesol mineur,                                                           
               J'ai foulé votre sol, déguisé en acteur.                                               
               Vitrines en réclame, vous étiez le miroir                                             
               De tous mes états d'âme, à la tombée du soir.
               Autoportraits du dérisoire, auto-risées
               Gardez pour moi la trace des histoires passées".

S'il a choisi l'art de l'autoportrait dans lequel il excelle, il est ainsi assuré d'avoir toujours à sa disposition un modèle bienveillant. A la fois discret et avenant, sa grande culture photographique transparaît aussi bien dans sa personnalité qu'à travers ses œuvres débordantes d'imagination.  [source : Danielle Autha]  

Philippe-Gérard DUPUY   Photographe toulousain, Philippe-Gérard Dupuy a toujours fait preuve, dans sa vie et ses photographies, d’un humour à toute épreuve. Passionné de jazz, il a photographié tout ce que cette musique compte de célébrités. Artiste plasticien, il ne cesse dans ses différentes séries de mêler fiction et réalité pour révéler cette relation étrange que la photographie entretient avec le réel.   [source : festval manifesto]

Gilles FAVIER  Né à Roanne, Gilles Favier rencontre en 1981 Christian Caujolle au service photo de Libération. Commence alors une collaboration qui ne s’est jamais interrompue. Nourri aux images de Diane Arbus, Gilles Favier s’efforce depuis ses débuts de porter un regard humaniste sur les marges de la société. Organisateur du festival « Images Singulières » à Sète.   [source : http://www.gilles-favier.com/ ]   

Isabelle FOLLIOT  Artiste toulousaine, Isabelle Folliot réalise surtout des installations mêlant parfois la peinture et la photographie. De l'exposition présentée à Mazamet en 1998 dans le cadre du Mois de l'Image, elle écrivait que ses assemblages de formes visaient à susciter un sourire intérieur au spectateur.   [source : Alain Lourenço] 

 

Marie-Hélène GABAUDE    Même si elle pratique la photographie en amateur (celui ou celle qui aime), elle n'est pas de ces dilettantes qui commettent des images sans regarder, et avec un téléphone. Ses paysages notamment témoignent d'une recherche exigeante de la lumière et de la composition.  (source Alain Lourenço


 

Patrick GALIBERT  Photographe publicitaire, Patrick Galibert collabore depuis plus de 20 ans avec des agences de publicité et des entreprises ; il réalise notamment des visuels pour des produits cosmétiques, culinaires ... Il réalise également des reportages en entreprises. En 1985, il obtient le Grand prix ETPA et est lauréat en 1987 de la bourse Villa Médicis Hors les Murs. Il a exposé à Paris au Palais de Tokyo, et à Toulouse au Château d'eau.    [source :http://www.photo-galibert.com/bio]

   

Marc GARANGER  Photographe et cinéaste, Marc Garanger reçoit en 1966 le Prix Niepce. Depuis, d'année en année, ses reportages l'amènent toujours plus à l'Est, jusqu'en Yakoutie, dans le Grand Nord Sibérien, puis récemment en Algérie, au Cambodge. Il continue de sillonner le monde pour les magazines et les éditeurs. Sa photothèque  est aujourd'hui riche de plus de deux millions de photographies.  [source :http://www.marcgaranger.com/personnalisation/about.html  

Yves JEANMOUGIN  Yves Jeanmougin vit à Marseille. Sa carrière de photographe débute à l’agence Viva en 1973 où il se consacre alors à de nombreux sujets. Il collabore ensuite avec le chorégraphe François Verret autour des lieux chargés d’histoire sociale. Sa ville natale, Casablanca, a une place particulière dans son œuvre tandis que son actualité fait la part belle à Marseille, cité des Suds. 
[source :http://www.yvesjeanmougin.com/biographie/biographie.html]  

Ginette LAFON    Artiste plasticienne, Ginette Lafon s'est formé à la photographie auprès d'artistes photographes et de techniciens de la photographie. Si la peinture et l’installation sont toujours plus ou moins présentes, la photographie représente aujourd'hui la part privilégiée de sa production. Elle mène depuis plusieurs années un travail de fond sur le corps à travers son image, son intégrité, son rapport au monde extérieur.[source : http://www.camayeuxmarseille.com/rubrique.php3?id_rubrique=3&id_mot=171]  

 

Xavier LAMBOURS    Xavier Lambours fait ses armes au journal Hara Kiri, où il se consacre au portrait, au roman-photo. Il se fait connaître en 1983 grâce à ses surprenants portraits de stars pris lors du Festival de Cannes pour LibérationEn 1992, il est lauréat de la Villa Kujoyama de Kyoto pour un travail sur le pouvoir au Japon, couronné par le prix Niépce des Gens d’images et exposé ensuite au Centre national de la photographie en 1994. (source : http://www.signatures-photographies.com/)  

Pierre LASVENES   Pierre Lasvenes vit et travaille à Cahors. D'abord réalisateur audiovisuel, puis passionné de nouvelles technologies, ce photographe a également expérimenté les possibilités créatives des appareils “Lomo” (rétro remis au goût du jour et offrant des effets particuliers).[source : Alain Lourenço]  www.entrevoir.com  

 

Alain LOURENÇO  Il utilise l'ambiguïté inhérente à la photographie sans en bousculer la grammaire,mais en détournant le sens commun des choses du monde ; on pourrait définir sa démarche par la recherche délibérée de l'envers du décor...Dans cette tangente qui oscille entre le décryptage du réel et le regard du lecteur, il laisse volontairement la marge nécessaire à l'imaginaire du spectateur.  (source : Michel Dieuzaide)  www.alain-lourenco.fr 

Christian MELIZ  Photographe tarbais et organisateur d'expositions, sa maîtrise de la photo "à la lampe de poche" rebaptisée aujourd'hui light painting, s'exprime avec talent dans ses séries d'autoportraits et dans Bestiaire divin réalisé avec des animaux naturalisés.  [source : Alain Lourenço]

   

Mabel ODESSEY  Née à New-York, Mabel Odessey vit en Europe depuis 1980. Installée dans le Tarn depuis 20 ans, elle utilise la technique du sténopé, ou “pinhole” en anglais, c'est à dire celle du “trou d’épingle” percé dans une simple boîte noire. Elle fabrique elle-même ses appareils et est parvenue à une telle maîtrise de ce procédé que ses images véhiculent, à travers différentes thématiques, une inquiétante étrangeté ou une douce poésie.    [source : Alain Lourenço]www.mabelodessey.com

Françoise SANCHEZ-VERNY  Photographe amateur, Françoise Sanchez-Verny a réalisé quelques séries d'images étonnantes dont quelques surimpressions à la prise de vues,et ce avant que l'informatique ne rende facile ces rencontres improbables sur un négatif. Elle a repris récemment une pratiquephotographique.   [source : Alain Lourenço]

 

Michel SEMENIAKO   Michel Semeniako est né à Annecy. Depuis les années 80, il photographie de nuit paysages,architectures et objets à l’aide de faisceaux lumineux. Il sculpte ainsi des volumes, redessine des contours fictifs pour créer un univers onirique. Intéressé également par la relation entre identité et altérité, il a réalisé plusieurs séries de « photographies négociées » où le sujet photographié participe activement à la création de l’image.[source : http://www.michel-semeniako.com/bio/ ]

 

Nicolas SENEGAS   Né en 1983 à Castres, anthropologue, musicien, graphiste et surtout photographe, il se passionne pour l’étude de l’Homme aussi bien physique qu’esthétique, et travaille sur  le  corps métamorphosé, notamment grâce à une grande maîtrise de la retouche numérique. Ses séries de portraits  ont été exposées à Paris, Barcelone, et aux USA.  Il travaille avec des créateurs de bijoux à Londres et au Japon et publie régulièrement ses mises en scène dans les journaux spécialisés, rock, tatouages, mode.[source : www.senegasbros.com]

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" Balada flamenca "

Photographies de  

Jean-Louis Duzert

Dans le cadre et le partenariat avec le Festival Flamenco de Toulouse

du  11 au 25 avril 2013
Photographies de Jean-Louis Duzert

Vernissage jeudi 11 avril 2013 à 18h30

Spectacle de danse : Ana Pérez à 21h

Voilà  vingt  ans que  Jean-Louis Duzert  explore,  par son œuvre photographique, le flamenco, qu’il découvrit lors du premierfestival Arte flamenco, à Mont-de-Marsan, en 1989.

 Il y a rencontré ces figuras qui illuminent la scène, subliment l’instant, étreignent le cœur par le chant,
la guitare, la danse
 flamenca.

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                   les mains de Camaron © JL Duzert                                                                                      


 

Il a accompagné les vedettes sur les chemins des festivals, les a suivies jusque dans leur pueblo natal, a surpris leur intimité, loin des projecteurs.

Il a été introduit dans les familles, a connu le patriarche, le grand-père, le père, puis l’enfant qui deviendrait plus tard la star flamenca, témoin de la transmission, d’une génération à l’autre.

C’est cette connaissance profonde, intime, humaine qu’il nous livre à travers son parcours personnel, un itinéraire subjectif, palpitant, qui aura pour balises ces hommes et ces femmes, ces artistes-gitans, et la géographie étincelante du flamenco, de Mont-de-Marsan à Séville, de Nîmes à Jérez.  Ce peuple, souvent poussé au nomadisme,exprime par le chant de cruelles blessures.

       

              Rocio Molina © JL Duzert

Les expressions dures des cantaores, leurs  mimiques quasi-tragiques, m’inspirent des images puissantes. Les complaintes, souvent émanées de scènes de la vie et d’histoires familiales, donnent à mes portraits une intensité dramatique. J'étais certes, spécialiste de la photo de presse, mais j'avais commencé mon métier en qualité de portraitiste : j'ai aussitôt ciblé l'expression,la gestuelle et le mouvement. Je travaille sur le flamenco comme sur le rugby ou la tauromachie : des photos très serrées, qui font saillir les détails des artistes – mains,pieds, visages..."  
JL Duzert

Jean-Louis Duzert est né à Villenave d’Ornon en 1950. Après avoir fait des études de photographie à Orthez et ses classes comme photographe dans la marine, il est photographe ministériel à Paris, puis rejoint le journal Sud-Ouest, en tant que photojournaliste, où il poursuit, de 1973 à 2010, sa carrière. Il est aujourd’hui, notamment, le photographe officiel de l’Orchestre de Pau-Pays de Béarn, du festival de flamenco du théâtre de Nîmes et invité permanent de Arte  Flamenco de Mont de Marsan.

 

           El Cigala © JL Duzert                                                                                                                         Carmen Ledesna © JL Duzert


 

« Balada flamenca » est également un livre magnifique : édition, trilingue,
il foisonne d’anecdotes, tant à travers le texte qu’ à travers les photographies. Un voyage à-travers les émotions subtiles de moments privilégiés partagés avec les artistes du flamenco. 
Balada flamenca, de Jean-Louis Duzert et Ludovic Pautier, éditions atelier in8  

 

 


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" Potraits de femmes "

Photographies d'  Arthur Batut

du 4 mars au 5 avril 2013

                     Arthur Batut (1846-1918), photographe humaniste
connu pour l'invention : de la photographie aérienne automatique par cerf-volant et du portrait type, a beaucoup photographié son entourage et des scènes de la vie locale.

Par ses photographies, il apporte un témoignage de la vie au 19ème siècle.

Arthur Batut :  "…Ce qui a rendu la photographie populaire,           
                                        c'est d'avoir vulgarisé le portrait."

Grâce à elle, les traits de ceux qui nous sont chers nous sont conservés, et tandis que durant des siècles, se faire peindre, fut le privilège d'un petit nombre, princes ou grands seigneurs, nous ne voyons aujourd'hui famille si modeste qui n'ait aussi sa galerie de portraits pendue au plâtre de la cheminée."

Il a réalisé de nombreux portraits de sa famille,  de ses  amis  et de nombreux habitants de Labruguière et des lieux qu'il visitait.
 

Dans cette exposition, sont présentés uniquement quelques portraits de femmes, seules ou en groupe.

























 

Le mystère du portrait photographique est le résultat d'une subtile relation entre le photographe et le modèle.

Les photographies d'Arthur Batut sont toujours  respectueuses des modèles, de leur identité. Elles soulignent leur dignité, leur élégance.

À l'époque, les photographies  demandaient un temps de pose important et nécessitaient une bonne lumière.

Tous les genres de portrait sont représentés:
     -   en pied, visage ou buste, de face, de ¾ face ou dos…
     -   avec mise en scène,
     -   portrait d'apparat, mondain et de représentation sociale,
     -   portrait poétique
     -   portraits d'une même communauté…


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"Corps et âmes"

Photographies de

Florence Gruère

Du 7 décembre 2012 au 28 fvrier 2013
 

Des Nus et et des Portraits
Tirages à  la gomme bichromatée
Textes poétiques de Claude Gallot

"Pour moi,  la  partie  visible,  le visage  (qui révèle beaucoup de secrets) 
est presque toujours masculin.
La  partie intime,  le non visible  (puisque dissimulé par les habits)  le  nu, 
est essentiellement féminin.
L’un plus l’autre, le public et l’intime sont les deux faces de l’être humain".

Florence Gruère

"Ce que Florence Gruère montre sans en avoir conscience, est la solitude.
Solitude de ceux qui offrent leurs visages à l’appareil photo.
Solitude de celles qui dénudent leurs corps,
N’est ce pas sa propre solitude que révèle Florence dans ce travail photographique 
et c’est peut être son propre reflet qu’elle cherche en chacun de nous.
L’appareil rend ce face à face possible, il est le passeur et le protecteur.
Voila ce que Florence  fait de sa solitude."

Claude Gallot
 

                                                                                                                                                     ©   Florence Gruère

"Le portrait est un face à face, un lutte féconde, un rapport  humain, 
un consentement. Une bonne photographie est le résultat d’un bon heurt.
Florence voit autre chose sur les visages :
les pensées, les rêves, les peines, les joies, en un mot les âmes.
Par la lumière extérieure  elle montre la lumière intérieure.
Pour traduire sa « vision d’âme » Florence tire ses images sur du papier 
à dessin, selon une technique dite à la gomme  bichromatée qui lui permet
de décoller du réel pour s’envoler vers le rêve.
Il y a de la gaité, de la tristesse, du doute, de l’affectif dans les portraits de
Florence, bref, de l’humanité. "  
                          
Claude Gallot








 

                                                                             Ionesco  ©  Florence Gruère                                               Daniel Pennac ©  Florence Gruère

 

                     "entre
                     l'ombre
                     et
                     la lumière,
                     entre
                     le rêve
                     et le réel,
                     ne
                     me demande pas
                     de

                    choisir"
                    Claude Gallot.

 

         ©  Florence Gruère                                                                                                        ©  Florence Gruère



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" Identité objective : le portrait photographique "

Septembre /novembre 2012
Docteur Jean-Paul Paillon/Serge Négre 

  • Inauguration : 21 septembre à 18h30
  • Conférence : 21 septembre à 17h30 "du bendel au cap melon"

                

          




















 

En regard de l’exposition d'Arthur Batut à New York  et autour du travail du Dr JP Paillon, dans cette exposition à partir d’images de portraits   d’Arthur Batut et d’autres documents du Musée du Quai Branly, de la Bibliothèque Nationale  etc., nous montrerons comment la photographie a contribué à la création de l’identité des personnes mais également de catégories sociales.

L’histoire de la photographie se superpose à celle du portrait moderne.

La technique du daguerréotype se perfectionne au cours de la deuxième partie du XIX°s., devient populaire ; son efficacité et son prix de revient s’abaissant, le portrait photographique démocratisé séduit les services de l’Identité Judiciaire qui s’en emparent

Médecins et anthropologues en font très vite un outil descriptif performant. On ne sera pas surpris de les voir typer les populations et s’en servir pour montrer un aspect de nos régions, la déformation artificielle du crâne, la déformation toulousaine. C’est dans cette perspective que s’inscrit le travail du Dr Jean Paul Paillon. Dans le même temps, des images de portraits composites d’Arthur Batut feront partie d’une grande exposition internationale au Metropolitan Museum de New York . Cette exposition,  Faking It traitera des manipulations des images photo avant le célèbre logiciel Photoshop.  

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"A Ciel Ouvert, le festival des images dans la ville"

Photographies de Serge Nègre

  " Au gré des vents "

de juin à octobre 2012
 

 

 

 

Accrocher 50 photographies géantes dans les rues de l'ancienne ville
permet de :

        -     faire connaître au public des images, hors des galeries
              classiques consacrées à la photographie, et ainsi lui offrir
              des oeuvres qu'il ne rencontrerait jamais,

        -     mettre en valeur la partie historique de la vieille ville,

        -     et pour sa 5ème édition, exposer " Au gré des vents" 
              des photographies par cerf-volant de Serge Nègre.                                                                                                                                                                

                                                                                                                                    

                                                                                                                                                                     Labruguière, ville ronde

 

Si Serge Nègre parcourt le monde, c'est pour nous faire découvrir différemment  - vu du ciel- ce qui nous est familier ou lointain .

Cette perception originale et à basse altitude de notre planète et de ses habitants, n'est possible qu'en conjuguant la force du vent, la technique du cerf-volant et l'expérience du photographe.

Filles du ciel, il est normal que les photographies,
                     "Au gré des vents"
soient exposées en plein air sur les murs de Labruguière.    

                                                                                                                                                                           Labruguière, lagunage

 

       Place Tien An Men, Chine en 1998                                                                     Expéditions Erebus, grande barrière de Ross, 1994

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 " Rétrospective, 25 ans d'exposition "  

 Mars à septembre 2012

50 photographies, collection de l'Espace Photographique Arthur Batut, ont été exposées retraçant 25 ans d'exposition.

Les œuvres d'artistes les plus reconnus  alternent avec celles de créateurs régionaux.

A    Paola AGOSTINI, Vasco ASCOLINI, Danielle AUTHA,
B    Karl BADEN, Arthur BATUT, Giovana BORGESE, Gilles BOUDOT,
C    André CHAMBAT, Nicolas CHORIER, Louis CROS,
D    Marie-Laure de Decker, Jean DIEUZAIDE, Robert DOISNEAU, André DOUREL, Michel DUSARIEZ,
E    Liz ELLIS, Jean-Louis ETIENNE, Joël ESPIE,
F    Jesseca FERGUSSON, Pierre de FENOYL,
G   Arlène GOTTFRIED, Florence GRUERE,
H   Belh HELAVY,
J    Patrice JEENER
K    Vladimir KRIUKOV,
L    Roland LABOYE, Ginette LAFON, Francis LATREILLE,
M  Gaston-Louis MARCHAL, Jean-Jacques MOLES,
N   Serge NEGRE, Marc NOIRET,
O   Mabel ODESSEY,
P    Michel PARADINAS, John PHILLIPS, Odette PRADES, Krysztof PRUSZKOWKI,
Q   Michel QUETIN,
R   François-Xavier RAMADE, Marc RIBOUD, Léon RUISSEAU, Willy RONIS,
S   Philippe SALAUN, Tony SER,
T   Antonio TABERNERO, Yvette TROISPOUX,
V   Louis VIEL, Paul VINET,
W  Gary WATERS, Sabine WEISS.